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Time to Click #2 : Syberia, ambiance unique pour une aventure fantastique

Ecrit par Avorpal, 26 mai 2015, à 09:25

S’il y a une série de point’n click que j’ai raté étant plus jeune, c’est bien Syberia. Je n’ai pas d’explication du "pourquoi je suis passé à côté à l’époque", peut-être est-ce dû à la sortie de Morrowind qui, en cette année 2002, avait follement occupé mes soirées et mes nuits. Toujours est-il qu’en tant que grand fan de jeux d’aventure, je me suis très récemment penché sur Syberia premier du nom, persuadé qu’il serait le jeu parfait pour le second épisode de ma chronique Time to Click. Après l’avoir bouclé en un peu moins de huit heures, je peux vous le confirmer : Syberia n’a (presque) pas vieilli !

Automates au basilic

Passé ce jeu de mots d’une drôlerie excessive, revenons sur ce qui nous intéresse, à savoir l’histoire de Syberia. Celle-ci commence à Valadilène, une ville fictive située dans les Alpes françaises. Alors que Kate Walker, une avocate dont la mission est de signer la vente de l’usine d’automates, arrive tout juste, elle assiste au cortège funéraire d’Anna Voralberg, la détentrice de l’usine en question. Très vite, elle apprend alors de la bouche du notaire qu’en vérité, un autre héritier du nom d’Hans Voralberg existe et devient de ce fait légataire de l’usine suite au décès d’Anna. Commence alors, pour notre Kate nationale, une course aussi absurde que magique à travers toute l’Europe de l’Est à la recherche de cet homme mystérieux. Si graphiquement, Syberia reste superbe, il souffre d’une maniabilité rigide au niveau des déplacements et des animations mais qui je vous rassure, ne devrait pas entacher votre épopée. Par ailleurs, les doublages en français qui sans être exceptionnels, gardent leur charme d’antan, l’ambiance de chaque ville traversée, les personnages rencontrés, tout contribue à faire de Syberia un jeu d’aventure poétique à faire au moins une fois dans sa vie pour tout fan de point’n click !

Les Yeux Noirs

Comme je l’évoque très largement dans ma chronique, j’ai été particulièrement touché par une scène dans Syberia : la cantatrice Helena Romanski chantant au beau milieu d’une usine désaffectée sordide et pourtant empreinte d’une certaine grâce tandis que la voix cristalline de la femme russe s’y déploie. La chanson choisit pour cette scène par Microïds, le studio derrière Syberia, se nomme Ochy Tchornye ou les Yeux Noirs. Il s’agit d’une chanson d’amour traditionnelle russe maintes et maintes fois reprise par de nombreux artistes dans le monde. Mais la version qui restera selon moi la plus impressionnante est celle des Chœurs de l’Armée Rouge qui à leurs façons, rendent un bel hommage à un texte écrit mine de rien au milieu du 19e siècle.    

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Commentaires

Portrait de Josh_Castle

Ah Sybéria, un jeu génial \o/ Merci pour la musique c'est vrai qu'elle est vraiment bien cette version ;)