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Child of Light, la poésie à coups de marteau

Ecrit par At0mium, 8 avril 2015, à 12:42

Au milieu de leurs jeux AAA, Ubisoft semble bien décidé à apporter son lot de "petites" productions pour mettre en valeur le travail des créatifs du studio. Porte-étendart de cette envie de faire "comme les indés" du géant de l'industrie, Child of Light a su se faire une place dans le coeur de bien des joueurs. Reprise de concepts de J-RPG (Principalement Grandia) et direction artistique marquée, l'expérience en vaut-elle l'a peine ?

À trop lisser, devient-on plat ?

Child of Light est un jeu visuellement impressionnant. Avec une aura rappelant Le Magicien d'Oz et un style "fait-main" à toute épreuve, il retient l'oeil en un instant et reste agréable à chaque instant. On y incarne Aurora, une héroïne dont on suivra le passage à l'age adulte au fil d'une aventure pleine de douceur. Sur le papier, Child of Light a tout du jeu à faire coûte que coûte, il se retrouve pourtant réduit considérablement pour une simple et bonne raison : il manque de finesse. Ce qui explose dans Journey et qui manque cruellement à Child of Light, c'est une subtilité presque indescriptible mais qui fait pourtant toute la différence. Dès le lancement du jeu, on nous martele deux données : Child of Light doit être poétique, et il doit faire différent. Dialogues écrits en vers, ton mièvre, musique lancinante, thématiques tragiques, on a le droit à tous les clichés imaginables enchaînés sans convictions : la magie ne prendra pas. Les systèmes de jeu (repris de Grandia) sont quant à eux épurés jusqu'à la moelle pour n'en garder que la surface, trop maigre pour qui souhaite un réel aspect RPG. Child of Light est au final un beau jeu d'artiste, mais victime d'un game design très timide et sans réel intérêt.

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