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Dragon Quest Heroes, quand le musou croise le J-RPG

Ecrit par At0mium, 16 mai 2015, à 02:09

Alors que les sagas Dynasty Warriors (Shin Sangoku Musou au japon) et Samuraï Warriors (Sengoku Musou) connaissent à l'heure actuelle plusieurs dizaines d'épisodes, les joueurs se lassent de plus en plus de la formule développée par le studio Omega Force. Qui aurait pu imaginer en 2006, année de sortie de Dynasty Warriors 5: Empires et Samurai Warriors 2: Empires, que ce qui semblait devenir un genre "niche" reviendrait sur le devant de la scène grâce à quelques collaborations bien menées. D'abord Gundam, en 2007, ensuite One Piece en 2012, puis Zelda avec Hyrule Warriors en 2014, la recette Musou redore sa réputation en intégrant des univers qui parlent au joueur lambda d'aujourd'hui et force est de constater que l'alchimie fonctionne.

Dragon Quest : le "support" idéal

Attention, les lignes qui suivent risquent de fâcher certains fans absolus de la licence de Enix. Lorsque nous avons appris, il y a quelques mois, la venue de Dragon Quest Heroes... ce fut un choc pour beaucoup ! Croiser le J-RPG au Musou ? Mais quelle drôle d'idée ! Pourtant, n'est-ce pas là le genre idéal pour ce type de spin-off ? Univers riche et diversifié, bestiaire étendu et déjà établi, mécaniques de progression des personnages facilement simplifiables... oui, la base est solide pour obtenir une expérience consistante, ce que l'on a déjà pu constater avec l'utilisation de l'univers Zelda dans Hyrule Warriors. Seulement, les aventures de ce cher héros vert disposent déjà d'une composante action et la proximité des genres occasionnera à coup sûr un gêne. "C'est pas un vrai Zelda" qu'ils ont dit. Mais un J-RPG ? Le fond reste le même mais la forme change radicalement, pas de comparaison possible, juste le plaisir de découvrir une expérience nouvelle noyée sous un fan service qui, s'il est bien exploité, peut-être ultra satisfaisant pour le joueur.

Dans le cas de Dragon Quest, il s'agit d'une licence disposant d'une âme forte, mais dont le classicisme frappe quiconque aura joué aux épisodes I à VIII. Peu d'évolutions des systèmes de jeu entre les épisodes, background relativement similaire, ce côté "plat" de la saga (qui s'apprécie, qu'on soit bien clair là-dessus) a sans doute été le point clé de la réussite de Dragon Quest Heroes. La cohérence globale du cross-over s'est faite sans mal et la transformation du gameplay saura conserver cette simplicité établie depuis deux décénies. J'ai personnellement adoré ce Dragon Quest Heroes que je trouve réussi sur absolument tous les angles. Visuellement accrocheur, qui ne dénature pas son modèle, évolution simple et efficace des personnages, batailles courtes et denses sans sombrer dans la répétitivité, contenu conséquent... une franche réussite !

Choisir l'import sans comprendre le japonais, c'est possible !

Tout comme nombre d'entre vous, je ne parle pas le japonais et incapable d'en lire le moindre mot. Pourtant, avec un peu d'effort et beaucoup de patience, j'ai pu profiter de ce Dragon Quest Heroes pleinement et je ne regrette absolument pas d'avoir tenté l'import. Afin de vous éviter quelques peines, voici une vidéo vous expliquant presque tout ce qu'il y a à savoir concernant l'intégralité des aspects du jeu. Menus, interfaces de combat, sélection des quêtes, arbres de compétence et équipement, je vous déchiffre un maximum de choses pour vous permettre, à vous aussi, de jouer à la version japonaise du soft.

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